pain is always experienced as an injustice
Friday, July 10, 2009
Wednesday, July 08, 2009
Two sources of writing: the urgent response to an experience (which, regardless of its apparent nature, is an experience of beauty); or the patience of the pen moving across the page, waiting for something, a shard of beauty, to appear. The plentiful source and the arid source. Both equally invaluable.
On attend. Il devrait arriver quelque chose qui résoudrait l'attente, lui donnerait un sens et annulerait le mur, ou au moins découvrirait qu'il n'est pas insurmontable. Un événement, un accident, quelque chose, on se contenterait de peu, sans que l'on puisse deviner ce que cela pourrait être. On écrit donc en attendant mieux, sans savoir ce qui viendra, pour être là quand cela se produira, pour occuper l'attente et rester en éveil. Si on cessait d'écrire, on est sûr que cela n'arriverait pas. On ne voit pas comment, mais on s'accroche à l'espoir que l'événement surviendra aussi puissamment que le mur, un jour, s'est élevé, devant. Il faudrait que cette paroi disparaisse comme elle est venue. Alors, on se souviendra surtout du mur comme d'un temps mort. On respirera à nouveau. On respire déjà mieux de peut-être, un jour, respirer davantage et se trouver dans un espace délié. On respire déjà mieux d'écrire que quelque chose déliera. On écrit qu'on respire déjà mieux, mais ce n'est pas ce qui doit venir. En attendant, on écrit pour respirer un peu.
~ Antoine Emaz, Poème du mur
Saturday, May 23, 2009
Friday, May 22, 2009
Subscribe to:
Posts (Atom)
